• Et voila, , nous voili déjà au premier anniversaire de Joseph!

    Un an déjà que ce petit bonhomme a débarqué sur terre! Sa naissance est à la fois étrangement proche et lointaine à la fois. Il est déjà si grand, c'est incroyable.

    Aujourd'hui était une de ces journées qu'on vit sur un petit nuage. Ces derniers temps ont été rudes: ses dents lui laissaient peu de répit, le rendaient nerveux et grognon et puis... aujourd'hui, magnifique acalmie, une longue journée très calin et sourire. Ouf, que ça fait du bien! C'est son papa qui ce matin lui a chanté en premier un joyeux anniversaire. Ensuite nous avons préparé un bon gâteau à la banane et une ratatouille pour ce soir. Il est resté très sage, très attentif à ce qui se préparait. Après ça une grosses sieste dans mes bras. Je l'ai bercé mais à chaque fois que je le posais il se réveillait et s'énervait. On est donc resté 1h et demie collés collés. C'était bon de le sentir tout détendu, tout chaud, de le respirer, le sentir. J'ai savouré cette pause, me rappelant les premiers jours où on s'est apprivoisés. Il s'est réveillé tout sourire, est resté se faire caliner encore un peu. Ensuite déjeuner. Comme tous ces derniers temps, impossible de lui faire avaler sa purée. Il a fini par manger une banane tout seul, sans en perdre une miette. En ce moment il veut manger tout seul et la même chose que nous, d'ou la ratatouille.  Après on a dansé un peu sur la musique envoyée par sa tatie Natha. Dès que j'ai mis le disque il a dansé sur place. Il adore la musique. Puis petite balade en vélo pour aller acheter un moule à charlotte. Résultat des courses, on a mangé ma première charlotte à la cuillère directement dans le moule, je ne suis pas encore experte... Cet aprem, on est allé chez sa copine Juliette. C'était un bon moment tranquille comme quand ils étaient tout bébé et qu'on papotait en marchant, les loulous dans l'écharpe. Retour à la maison et dîner d'anniversaire en famille. Il vient juste de s'endormir, très paisiblement.

    Ouaouh, quelle belle journée. ca faisait longtemps qu'il n'avait pas été si tranquille et si calin.

     


    votre commentaire
  • Coup de gueule suite à une petite phrase innocente que j'ai pris à la rigolade sur le coup (grace à toute l'énergie positive des vacances) mais qui reflète bien la pensée ambiante.

    la petite phrase innocente: "Bonne fin de vacances à tous les deux enfin quoique toi t'es en vacances toute l'année non?!"

    Ma réponse: "oui j'ai une vie de luxe"

    Avec mon bébé sous le bras (ou plutôt dans le dos), je chine à Emmaüs (fringues à 50 cents max, jouets à 1 ou 2€), je surveille le calendrier des brocantes, je récolte nos légumes dans une ferme, je fréquente les lieux d'accueil gratos, j'épluche les journaux gratuits pour ne rater aucune sortie gratos idem, j'arrose les plantes avec l'eau du bain de bébé, je fais mon pain, mes yaourts et je vais chercher le fromage de chèvre à pied à 1h de la maison (on en profite pour se grignoter une petite tartine avant de redescendre loulou et moi)... Ca c'est pour le côté luxe.

    Pour ce qui est des vacances. Eh bien oui c'est vrai je n'ai pas de patron sur le dos, pas de contrat de travail, pas de collègues ni de conversations rasoirs à la machine à café, pas d'horaires fixes et éprouvants, pas d'objectifs à deux balles cinquante, même pas obligée de me déguiser pour ressembler à un adulte sérieux, punchy et winner...

    Ca doit être pour ça que j'ai des très envie de prendre des responsabilités dans une assoc, de me lancer dans des activités de loisirs... Il faut que je retrouve le courant principal et que j'y nage dans le bon sens! 

    sans déc............., on dirait qu'en France personne ne sait ce que c'est que d'être 24h/24 avec un tout petit...

    Aïe aïe aïe, ça y est je rêve à nouveau d'un eldorado pour parent au foyer... 

     


    votre commentaire
  • Et voilà, ma mémée, l'Angèle, comme on dit au village, née en 1914, a quitté sa maison pour rejoindre une maison de retraite. Elle dit qu'elle va attendre la mort, ce sont ses mots. Le jour où on a fait ses valises, je l'ai vue jeter son tablier à la poubelle. Je n'ai pas pu m'empêcher de le récupérer. Ce n'est pas une mémée calin, tendresse mais ce sont mes racines, elle est ma seule et unique grand-mère de toujours. Et puis je me souviens avoir sauté sur ses genoux en l'écoutant chanter "j'ai la rate qui se dilate..." ou "à dada sur mon bidet..." Ce tablier, c'est un peu toute sa vie. Dans un film sentimental, elle me l'aurait tendu comme un flambeau en me disant" Tiens, c'est à toi de faire vivre ton foyer..." ou quelque chose dans ce genre-là...

    Depuis que je suis mère je pense souvent à elle, à sa vie de femme, à sa propre maternité. Le moins qu'on puisse dire est qu'un gouffre la sépare de sa propre fille, ma mère donc. Quand elle s'est mariée, elle n'a pas été enceinte puis son mari et parti à la guerre. Elle est restée avec ses beaux-parents, à la ferme. D'après les rares mots qu'elle a à ce sujet, ça ne devait pas être la joie, sans doute une bouche en plus à nourrir dans des temps difficiles. Au retour du mari plusieurs années sans bébé, une ou deux fausses-couches et enfin la naissance de ma mère. Ma mère qui lui en veut tant de l'avoir mise en pension chez les religieuses à l'âge de 4 ans jusqu'à ses 18 ans... Deux femmes qui ne sauront jamais se parler, qui ne se seront jamais calinées, embrassées... Ma grand-mère se plaint beaucoup, comme si elle n'avait jamais l'impression d'être écoutée. L'a t-elle été dans sa vie? Elle ne dit pas grand chose de sa vie, de ses joies, de ses peines.

    C'est sans doute en partie à cause de cette histoire que je suis préoccupée par l'attachement parent-enfant, par le maternage, par la liberté... C'est une de mes plus grandes satisfactions que de pouvoir dire depuis quelques petites années que je vis en paix avec ma propre mère. C'est mon entrée dans la maternité qui m'a poussée à faire la paix avec elle, pas envie de perpétuer la "malédiction", la tradition de détachement... Et puis je vis ce bonheur d'avoir des amies, pas que des copains pour courir, grimper et surtout pas causer des choses intimes... Je me sens femme, féminine, entourée d'autres femmes, choses qui me semblait impensable il y a 10 ans encore... Bon d'accord, je pétoche encore un peu d'avoir une fille un jour. Saurai-je ne pas reproduire cette relation difficile? Je crois que la réponse est dans le fait de me poser la question: un parent conscient est moins dangereux peut être...

    Alors merci mémée et continue à jouer au scrabble avec les copines en attendant la mort!

    Ce soir je rajoute à ce texte une pensée pour les Indiens que j'ai rencontré en sillonnant l'Inde en 2000, après la canicule: tous étaient convaincus que nous abandonnions les vieux, que nous les laissions mourir seuls dans des endroits infames. je sentais mes explications partir en fumée en même temps que je les prononçais: non nous ne vivons pas sous le même toit, c'est beaucoup mieux pour toute la famille que les vieux soient pris en charge par des professionnels, que nous n'avons pas de temps à leur consacrer, nous sommes trop occupés pour cela... Curieuse conception de la vie,non??? 

     


    votre commentaire
  • Ca y est, manu a ajouté des nouvelles photos... Bon elles datent du mois de mai mais petit à petit je sens qu'on va rattraper notre retard...

    Devinez quoi ?

    Eh oui, Joseph s'est transformé depuis tout ce temps là. Ses cheveux ont poussé, deux dents aussi (arrivées le 21 et le 23 juin), ses jambes s'allongent, ses bras et ses cuisses s'arrondissent encore... 10 mois (bientôt 11)et 10kg (et des poussières plombées)

    L'évolution majeure c'est qu'il gambade à quatre pattes ! tout a commencé le 18 juillet, à la piscine. On jouait au bord de l'eau et un de ses jouets à roulé jusqu'à la rigole. Ni une ni deux, hop il est parti à quatre pattes. Il en avait l'air tout surpris lui-même ! Depuis il a sacrément progressé. Il est même plus rapide que son ombre... On s'est décidé à planquer les trucs dangereux. A sa disposition CD et DVD, pot de terre, panière du chien... et des jouets qui paraissent transparents... On pensait qu'il allait vite se mettre à marcher parce qu'il se met debout en s'accrochant un peu partout mais finalement le quatre pattes a l'air de le combler pour l'instant... En tout cas, toutes ces acquisitions motrices l'ont surexcité : plus de siestes, des nuits agitées... Il restait éveillé de 4h à 5h du matin, nous grimpait dessus, se mettait debout contre le mur... Mais tout semble rentrer dans l'ordre même s'il n'est définitivement pas un gros dormeur.

    Début juillet on est allés au mariage d'un couple d'amis, avec Joseph bien sûr, et on a entendu la phrase la plus percutante du mois : « vous c'est pas pareil, vous êtes des parents bien heureux ! » Cette phrase pour le moins surprenante est tombée au milieu d'une discussion au sujet des enfants. En gros la majorité des parents (qui avait largué leur progéniture gênante aux grands-parents) disait qu'ils attendent avec impatience que leurs enfants soient autonomes, qu'on est quand même bien plus tranquilles sans eux pour sortir (traduisez : consommer massivement de l'alcool pour oublier qu'on n'est plus libres de rien dans sa petite vie étroite et consumériste...) Et effectivement on était vraiment des parents heureux à ce moment précis : il y avait le plaisir de voir nos amis célébrer leur amour, le plaisir de partager ça tous les trois, de danser, d'écouter la musique, de se lécher les babines devant le méchoui... Joseph est resté joyeux et joueur jusqu'à minuit. Les yeux plein d'étoiles on est sagement rentrés dormir... Si c'est ça la frustration alors j'en redemande !

    Quoi d'autre ? Le début du mois de juillet n'était pas marrant marrant, les copines parties en vacances, les structures que nous fréquentons, ludothèque, maison de l'île, café les ti'gustes fermées... Envie d'être en famille, de voir du monde... Je crois que l'isolement est ce qu'il y a de pire quand on est parent au foyer ! Du coup je suis encore plus motivée pour que notre association, P.AR.E.N.T.S se développe ! Envie que nos idées sur la naissance respectée, le portage, l'allaitement, le cododo, l'éducation non-violente, l'instruction en famille, etc se propagent, germent dans les esprits. Le métier de parent, et la capacité à y faire face tient à peu de chose : le soutien, le partage et la réflexion en sont les bases. Je me dis qu'il faut être vigilant à ce que ces idées ne soient pas imposées comme des dogmes. Ce qui m'intéresse, c'est la liberté, la créativité et la force des émotions qu'elles rendent possibles. Si elles se transforment en diktat (exemple : allaiter moins de 18 mois c'est minable...) alors on ne vaut pas mieux que les grands pontes de la psychologie qui brandissent inceste et fusion dès lors que l'amour s'exprime...

    Bon je m'interromps dans cette réflexion pour un retour au concreto concret : mitonner un petit plat pour mon chéri qui rentre déjeuner !


    3 commentaires
  • J'ai découvert hier le compteur de visiteurs sur notre blogg et je suis drôlement impressionnée par le nombre! bon je me doute bien que dans cette foule anonyme il doit y avoir une quantité phénoménale de gens qui zappent en se rendant compte qu'ils ont fait fausse route mais... et les autres? Ce serait chouette d'avoir quelques billets histoire de connaitre vos réactions!


    3 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique