Faut que je vous raconte mon tête à tête avec le lapin forte tête et comment cette petite bête a eu raison de la grosse bête que je suis. Comme je suis sympa, un beau jour je me suis dit "Tiens, je vais m'occuper de changer la litière du lapin, ça fera ça de moins à faire pour Homme" Je prépare un clapier tout propre avec paille, bouffe et flotte, ne reste plus qu'à attraper le lapin. Eh bien figurez-vous que ce dragon s'est mis à râler quand j'ai tendu le bras. Un son rauque est sorti de cette boule de poil et il s'est carapaté. Nouvelle tentative, je resors le bras illico presto, j'ai cru qu'il allait me bouffer. Fiston mort de rire. Piquée dans mon orgueil, je récidive, vais pas me faire emm... par un lapin, non mais... 2mn plus tard: "Bon ben viens Joseph, faut que j'aille étendre le linge, le lapin n'a pas envie de déménager, on verra ça plus tard"... Minable, il m' a fait peur...
Publié par ebouhier à 22:12:20 dans le retour à la terre | Commentaires (0) | Permaliens
La campagne ça change. On ne voit pas la même chose en été et en automne. Ben oui, en ce moment tous les champs sont ras. Bye bye maïs, blé, betteraves, tabas, colza et autres... Que de la terre retournée, des champs labourés. Des vues dégagées, le vent plus fort, l'horizon. Eh bien tout ça, ça fait bizarre pour un néo-rural. Ben oui, en ville on voit toujours la même chose: des bagnoles, des feux de circulations, des bus, des lampadaires, des panneaux, encore des panneaux, de la pub, des vitrines... mais tout ça n'indique pas qu'on passe d'une saison à l'autre même s'il y a de légères variations: des bagnoles aux vitres fermées ou ouvertes, des feux de circulation mouillés ou secs, des bus aux vitres pleines de buée ou ouvertes, des lampadaires dont la tête se perd dans le brouillard ou étincelant sous le soleil, des panneaux avec des nénéttes en bikini ou en bottes à poil (les bottes, pas la nana) des vitrines dégoulinantes de chocolat et de pailletttes ou parées de fleurs et de colibris... Et oui, en ville on peut mener la même vie toute l'année. de toute façon il y fait jour de jour comme de nuit. Quand je suis arrivée à Clermont en 96 pour démarrer mes brillantes études, j'avais d'ailleurs été très étonnée par cette lumière qui ne s'arrête jamais. "même la nuit il fait jour" m'étais-je dit...
Publié par ebouhier à 22:05:31 dans le retour à la terre | Commentaires (0) | Permaliens
Depuis lundi on joue au tas de bois en famille. Dès qu'il y a un rayon de soleil, hop, j'empile les buchettes... De façon pas très académique si je me fie au regard de mon papounet quand il a vu l'oeuvre... Ben au moins j'ai plein d' excuses: c'est mon premier tas de bois, j'ai un bébé en écharpe et un troll à brouette qui me pique mes buches... Oulala, ça me chauffe mes petites mains toutes douces, oulala c'est lourd... M'en fous, ça me plait bien ce retour à la terre. Je me rends compte de mon besoin de chauffage en toute conscience. c'est quand même autre chose que de tourner le bouton du radiateur non? Ca a de la gueule décidément le retour à la terre. Et puis comment je vais être belle dans mon bikini à ce rythme-là!!!
je file, devinez quoi, bébé affamé à l'horizon...
Publié par ebouhier à 14:19:25 dans le retour à la terre | Commentaires (0) | Permaliens
lundi 5 octobre
Le marchand de bois appelle pour savoir s'il peut venir livrer le bois. "oui oui, bien sûr" lui di-je (pensant intérieurement "zut de flute, comment je vais faire pour être sûre que le bois est bien sec, de la bonne taille... faut que ça me tombe dessus, peut pas venir le soir quand Homme est là??")
Bon monsieur le marchand de bois arrive. Je le regarde benner sa remorque les mains sur les hanches (un peu comme à la DDE, appliquée, sérieuse avec en bonus Noé dans l'écharpe) Ouaouh, il me met tout ça en vrac. Ben zut alors, pourrait pas me mettre ça bien rangé, là sous le hangar bien à l'abris??? Et pourquoi ça ne ressemble pas aux jolies petites buchettes qu'on voit dans les vitrine à Noël? Y en a pas deux pareil...
Je m'entends lui dire "merci" comme quand je viens de vider mon porte-monnaie chez le garagiste sans savoir si vraiment il y avait des trucs à réparer sur ma voiture... Et là il me tue sur place en me disant, je reviens avec la deuxième remorque dans 5 mn... Glurp, je pensais qu'on en vait déjà bien trop pour l'hiver...
Voilà, maintenant je sais à quoi ça ressemble 10 stères de bois...
Publié par ebouhier à 14:15:07 dans le retour à la terre | Commentaires (0) | Permaliens
Ca y est, on habite à la campagne! on a fait notre "coming-out officiel début septembre. c'est décidé, on reste dans la maison de mémée. On revend la maison de clermont dans laquelle on n'aura jamais fait les travaux. Adieu ville, pollution, stress et bruit! Bonjour boue, vent, lisier et petits oiseaux!
z... faut que je file, même à la campagne les bébés ça se réveille...
Publié par ebouhier à 15:47:17 dans le retour à la terre | Commentaires (0) | Permaliens
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